Permaculture : définition, éthiques et principes de conception

Publié le 12/09/2026 · vérifié le 12/09/2026 · par Augustin Foucheres

Jardin de permaculture mêlant arbres, cultures, paillage et structures en bois
Crédit photo : PermaKulturgut.de, CC BY-SA 3.0. Recadrage éditorial.

La permaculture conçoit des habitats résilients en reliant sol, eau, végétaux, animaux et usages humains ; elle ne se résume ni aux buttes ni au potager biologique.

La définition en bref

La permaculture est une démarche de conception. Elle cherche à créer des lieux durables en observant les écosystèmes et en organisant des relations bénéfiques entre les éléments : eau, sol, plantes, animaux, bâtiments, énergie et personnes. Une technique n’est « permaculturelle » que par son rôle dans un design adapté au contexte, pas par son apparence.

Les trois éthiques

Le cadre historique repose sur trois éthiques : prendre soin de la Terre, prendre soin des personnes et partager équitablement les ressources ou limiter la consommation. Elles servent de filtre aux décisions. Une récolte abondante obtenue par un système fragile, polluant ou impossible à entretenir ne répond pas entièrement à ce cadre.

Les principes guident, ils ne prescrivent pas

David Holmgren a formulé douze principes, dont observer et interagir, capter et stocker l’énergie, ne produire aucun déchet, intégrer plutôt que séparer, et préférer les solutions lentes et à petite échelle. Ces principes posent des questions. Ils ne disent pas que chaque jardin doit construire une butte, une mare ou une spirale aromatique.

Un exemple de relation utile

Une toiture capte la pluie ; une cuve la rend disponible ; le trop-plein alimente une noue sûre ; le sol couvert ralentit l’évaporation ; une haie filtre le vent ; les feuilles deviennent couverture ou compost. Chaque élément a plusieurs fonctions et chaque fonction importante est soutenue par plusieurs éléments. Commencez par le design des zones, secteurs et flux.

Les techniques possibles

Selon le lieu, le design peut intégrer une butte sur bois, une mare de biodiversité, une forêt-jardin, de l’aquaponie ou simplement des planches permanentes à plat. La solution la plus sobre est parfois celle qui utilise le mieux ce qui existe déjà et réclame le moins d’apports futurs.

Comment évaluer un choix

Écrivez le besoin, les ressources disponibles, les effets attendus et les contraintes d’entretien. Testez à petite échelle et observez pendant une saison. Le répertoire des acteurs et références permet de confronter une idée à des sources fondatrices, des praticiens identifiés et des travaux de recherche.

Sources

Les formulations et principes sont reliés aux ressources consacrées au travail de David Holmgren, à la Permaculture Association et à l’Université Populaire de Permaculture. Permaculture 85 est une publication indépendante et ne revendique aucun partenariat avec ces organismes.

Références vérifiées